Rechercher
  • Stéphane Le Colas

Le Syndrome de Fatigue Chronique


Avec l'automne qui arrive, nous avons parfois tendance à nous sentir fatigué. C'est plutôt normal si ça ne dure pas, l'organisme commence déjà à se préparer au repos, il s'adapte au cycle naturel des saisons et à la baisse de luminosité. Cependant, certains d'entre nous se sentent très souvent fatigués, quelque soit la saison. Et s'il s'agissait du Syndrome de Fatigue Chronique ? Voici ci-dessous une traduction d'un article très intéressant du Dr.Khabir Southwick à ce propos. Ce trouble de la santé est connu de l'Ayurvéda qui distingue différent types de fatigue chronique en se basant sur le déséquilibre constitutionnel de chacun (Vrikritti). Le point important derrière la plupart des cas de fatigue chronique est celui des toxines (Ama) qui s'accumulent dans l'organisme et le congestionne. L'accumulation d’éléments toxiques altère le feu digestif (Agni), conduisant ainsi à la formation de plus d'Ama encore et donc à une mauvaise digestion et à une mauvaise assimilation des nutriments. Un cercle vicieux se met alors en route... Le but du traitement ayurvédique est d'équilibrer les doshas, d'améliorer le processus de digestion (donc Agni) et d'éliminer les accumulations toxiques (Ama). Lorsque les déséquilibres doshiques se propagent aux tissus corporels (Dhatus), ils créent la déplétion du tissu (excès de Vata), son inflammation (excès de Pitta) ou sa congestion (excès de Kapha), ce qui peut entraîner une fatigue qui peut se chroniciser.

L'Ayurvéda Reconnaît Trois Grands Types de Fatigue Chronique


La fatigue chronique de type Vata trouve son origine dans le côlon et implique généralement le système nerveux (Asthi Dhatu). Dans de tels cas, les symptômes sont généralement une peau sèche, un bourdonnement dans les oreilles (voire des acouphènes), de la constipation et des ballonnements. Si le système lymphatique (Rasa Dhatu) est affecté par le déséquilibre de Vata, la personne a alors souvent froid et se sent faible. Si Vata entre dans le sang (Rakta Dhatu), la personne peut être anémiée. S'il y a un excès de Vata dans le tissu musculaire (Mamsa Dhatu), il peut y avoir des spasmes, des contractions, des tremblements et de la fatigue musculaire. Si Vata se déplace dans le tissu adipeux (Meda Dhatu), la personne maigrit et devient faible. Lorsque Vata entre dans les os et les articulations (Asthi Dhatu), la personne peut être sujette aux douleurs articulaires, à l'ostéoporose ou à l'ostéoarthrite. Lorsque Vata entre dans le système nerveux (Asthi Dhatu), il y a des symptômes neurologiques tels que picotements, engourdissement ou perte de sensation. Enfin, lorsque Vata entre dans le système reproducteur (Shukra Dhatu), la personne est sujette à une débilité sexuelle et, si c’est un homme, à de l'éjaculation précoce.


Dans la fatigue chronique de type Pitta, Pitta augmente dans l’organisme de l’individu, son appétit devient très fort mais sa digestion est mauvaise en raison d'un surplus d'acides gastriques. La mauvaise digestion crée des toxines (Ama) qui provoquent des diarrhées, de la malabsorption puis de la fatigue. S'il y a un excès de Pitta dans le foie, la personne a souvent une infection virale du foie. Si Pitta pénètre dans le tissu musculaire (Mamsa Dhatu), il y a des douleurs et des inflammations tissulaires, qui peuvent être associées à la fibromyalgie. Lorsque Pitta se déplace dans le tissu adipeux (Meda Dhatu), il y a une transpiration abondante et la personne ne peut pas digérer ce qui est gras. Si Pitta entre dans le système nerveux (Majja Dhatus), il peut aussi créer de l'irritabilité et plus de colère encore que d’habitude.


Dans le cas de la fatigue chronique de type Kapha, la personne ressent une lourdeur généralisée, ainsi qu’un œdème généralisé si Kapha entre dans le système lymphatique (Rasa Dhatu). Si Kapha pénètre dans le tissu adipeux (Meda Dhatu), il en résulte des modifications dégénératives graisseuses du foie, ce qui entraîne de la fatigue. Si Kapha entre dans le système nerveux (Majja Dhatu), la personne déprime et se fatigue même à ne rien faire.



En fonction du déséquilibre des doshas et des sous-doshas, ainsi que du ou des tissus et systèmes affectés, une formule personnalisée à base de plantes est recommandée, ainsi qu’un régime alimentaire spécifique et des exercices de yoga (Asanas, Pranayamas et Pratyahara). Tout cela permet de réduire le(s) dosha(s) en excès, de traiter les différents tissus (Dhatus), de régulariser les fonctions excrétoires (Malas) et de nettoyer les canaux encombrés (Srotas).

Cette approche est basée sur le postulat ayurvédique que le corps atteint un état de santé naturel, ou homéostasie, lorsque les carences et les excès sont équilibrés.

306 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout