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  • Stéphane Le Colas

Petit Apparté sur la Kundalini

Dernière mise à jour : 19 oct. 2021


Ma compagne termine bientôt sa formation de professeure de Yoga Kunalini. On entend souvent parler de ces étranges "montées" de Kundalini, cette énergie qui serait lovée comme un serpent à la base de la colonne vertébrale et qui la remonterait jusqu'à Sahasrara, le chakra couronne.


Malheureusement, beaucoup de personnes en parlent sans vraiment savoir de quoi il s'agit et cela donne lieu, tout comme en Ayurvéda, à des interprétations erronées et à des incompréhensions.


Dans mon livre "Les Chakras : Ce qu'ils sont vraiment", je donne des pistes historiques, tantriques, psychologiques et biologiques qui permettent de mieux comprendre les phénomènes en jeu. Par exemple, au sujet de l'origine anatomique et physiologique des chakras et de la Kundalini, on y apprend que :

"Dans le corps physique, il est facile d’associer chaque Chakra avec un plexus nerveux et/ou des glandes endocrines. Ces derniers sont les structures biologiques qui s’interfacent avec nos états psychologiques.

De la même manière, nos états psychologiques jouent sur le fonctionnement de ces structures.

Il est important ici de souligner le rôle des jonctions communicantes (ou lacunaires). Les jonctions communicantes sont des jonctions intercellulaires qui mettent en relation le cytoplasme de deux cellules voisines, permettant le passage d'ions et de petites molécules. Elles coordonnent l'activité de nombreux processus embryologiques et sont neurologiquement plus importantes aux stades embryologiques. Plus tard, l'activité chimique devient plus importante que l’activité électrique. Ce sont les jonctions communicantes qui synchronisent les sécrétions endocrines.

Lors du développement de la colonne vertébrale, les cellules des plis neuraux utilisaient des jonctions communicantes. Par conséquent, la colonne vertébrale a beaucoup de conductivité. Les Chakras peuvent ainsi être considérés comme des restes de centres organisationnels embryonnaires à l’intérieur du système nerveux central (SNC).

Lorsque l'embryon arrive à maturité, certaines de ces cellules migrent et deviennent des cellules du système nerveux autonome (SNA). Les connexions électriques, elles, continuent d’exister.

Il existe donc des liens entre les cellules du système nerveux autonome (SNA) et les cellules du système nerveux central (SNC) grâce aux jonctions communicantes. Il est donc possible d’affecter le SNC par l'intermédiaire du SNA grâce à ces connexions qui ont été établies au stade embryonnaire.

C’est d’ailleurs l’effet que produisent les Asanas (postures de yoga) : ils utilisent le SNA pour affecter le SNC.

De plus en plus de recherches sont réalisées autour des jonctions communicantes. Certaines d’entre elles suggèrent l'existence et le rôle des Chakras. Les jonctions communicantes créeraient un canal tout le long de la colonne vertébrale et fourniraient une structure pour le mouvement de la Kundalini (énergie puissante lovée à la base de la colonne vertébrale). La Kundalini serait donc un processus électrique plutôt que chimique."


Si vous vous intéressez aux Chakras, que vous voulez comprendre de quoi il s'agit, je vous recommande fortement de lire le livre que j'ai écrit à ce sujet, vous y apprendrez entre autres pourquoi les couleurs que l'on voit généralement attribuées aux Chakras, celles de l'arc-en-ciel, ne sont pas forcément justes...

Un autre ouvrage très sérieux et de référence : "Chakras : Centres d'énergie de transformation", de Harish Johari, Editions Medicis.

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